Torres et Bouazzi dénoncent l’islamophobie

Le 25 janvier, environ 40 personnes étaient présentes pour une conférence sur l’Islamophobie donnée à l’Université du Québec à Montréal. L’événement était organisé dans le but de commémorer le meurtre de six hommes musulmans dans une mosquée de Québec l’année précédente et pour discuter du nombre croissant d’attaques contre les Musulman·e·s par le gouvernement et les médias depuis ce temps. Organisée par les Étudiant·e·s Socialistes de l’UQAM, avec Alternative Socialiste, la conférence avait comme panélistes Haroun Bouazzi, de l’Association des Musulmans et des Arabes pour la Laïcité, et Ève Torres, de La VOIE des Femmes. Une période de questions-réponses s’en est suivie.

Haroun Bouazzi témoigna du niveau de violence frappant qui est dirigé contre les Musulman·e·s. « Je vous donne 3 jours pour trouver une mosquée qui n’a pas déjà été vandalisée. » Bouazzi a conclu sa conférence en soulignant l’importance de la convergence des luttes. « Nous avons le devoir de faire qu’un jeune noir de Montréal-Nord ou de Parc-Extension et un blanc de Hochelaga ou de Sept-Îles se voient comme des alliés dans les luttes pour la justice et non comme une menace les uns pour les autres. »

Ève Torres relata la manière dont elle a été réduite au silence et marginalisée quand elle a tenté d’écrire à propos du traitement raciste que subissent les femmes musulmanes à son travail. Elle a également parlé des suppositions que même les personnes libérales font à propos des femmes qui portent le voile : « J’ai choisi de me voiler pour des raisons personnelles et religieuses. Cela ne veut pas dire que je suis moins féministe pour autant. Nous avons une vision intersectionnelle du féminisme, une qui embrasse les différences culturelles. »

La conférence a été présentée par Paolo Lapointe-Miriello, coordinateur des Étudiant·e·s Socialistes – UQAM, qui a parlé de l’importance de bâtir un avenir socialiste pour mettre fin à toute forme d’oppression : « Les êtres humains ne sont pas nés islamophobes : ils et elles le deviennent à cause de la manipulation des médias et de la classe dominante, mais aussi à cause des conditions économiques et sociales dans lesquelles on vit. En tant que socialistes, nous nous battons pour un système économique démocratique, libre de toutes formes d’oppression. »

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